Photoreportage: Promener les chiens, profiter de sa retraite

Texte rédigé avec la contribution d’Emilie Pelletier

Hélène et Claude Demers arrivent à la SPCA de l’Outaouais vers 10 heures du matin un mercredi de mars. Ceux-ci sont à la retraite depuis plusieurs années, et la visite fait partie de leur horaire quotidien. Ces bénévoles d’élite de l’organisme caritatif viennent chercher Winnie et Mellow dans leurs cages pour les sortir en promenade le long de la rue de Varennes. Selon les employés du centre, cela permet aux chiens de faire leur randonnée quotidienne, et les bénévoles en profitent pour passer du temps dans la compagnie chaleureuse de ces animaux domestiques.

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De gauche à droite : Hélène Demers avec Mellow et Claude Demers avec Winnie. Crédit photo : Emilie Pelletier

 

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Winnie, en laisse, à la SPCA de l’Outaouais. Crédit photo : Edward Roué

 

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Les chiens sont soumis à plusieurs examens pour s’assurer de leur bon comportement avant de rencontrer des bénévoles comme les Demers. Ici, Winnie offre sa patte à M. Demers. Crédit photo : Edward Roué

 

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Mme Demers avec Mellow dans sa cage. Selon les Demers, certains des chiens sont mieux disposés envers les femmes que les hommes. Aux dires de la dame, Mellow était extrêmement nerveuse à son arrivée à la SPCA. Sur cette photo, elle semble bien à son aise. Crédit photo : Emilie Pelletier

 

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Un autre bénévole vient chercher Winnie dans sa cage. Crédit photo : Emilie Pelletier

 

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Il y a dix ans, le couple de retraités a décidé de d’occuper bénévolement des chiens sept jours par semaine. Mme Demers affirme que cette activité est bénéfique, non seulement pour les chiens mais aussi pour eux. Au moment de prendre cette photo, un grand homme tout vêtu de noir a croisé le chemin de Mellow. Crédit photo : Emilie Pelletier

 

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Revoilà Mellow quelques instants plus tard, le poil dans le vent. Crédit photo : Emilie Pelletier

 

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Le service du couple est bien apprécié des employés de la SPCA, des bénévoles et… des chiens! Crédit photo : Edward Roué

 

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Depuis ces dix dernières années, les Demers ont pris sous leur aile plus d’une dizaine de chiens nécessitant des soins particuliers. Crédit photo : Edward Roué

 

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Winnie (à gauche) et Mellow (à droite, sur le point de japper). Crédit photo: Edward Roué

Pendant le promenade, Emilie Pelletier s’est entretenue avec Mme Demers (et avec Mellow):

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Que signifie l’inculpation de l’agent Montsion?

Le procès de l’agent Daniel Montsion de la police d’Ottawa s’annonce comme une mise à l’épreuve majeure de la foi des militants contre la brutalité policière envers le système établi pour rendre justice aux victimes des abus policiers en Ontario. Après le dépôt par l’Unité des enquêtes spéciales (UES) d’accusations d’homicide involontaire, d’agression armée et de voies de faits graves contre le policier impliqué dans la mort d’Abdirahman Abdi, les réactions des partisans du mouvement Justice for Abdirahman ont été plutôt mixtes.

Dans un essai Twitter, le journaliste Desmond Cole a fait valoir que sa « manque de foi envers la police & les cours » lui laissait malgré tout avec un « sentiment de vide » face à l’inculpation de l’agent Montsion.

Le scepticisme de M. Cole a trouvé plusieurs échos, surtout après la nouvelle que l’agent Montsion a été remis en liberté par la police avant même qu’une caution ne soit fixée pour sa libération. Un internaute inquiet a déclaré sur Twitter que « le public observe assidûment et notre confiance envers le système est en cause. »

Mais selon le criminologue Ronald F. Melchers de l’Université d’Ottawa, il est trop tôt pour deviner comment le procès se déroulera alors qu’on ne sait pas quels arguments seront avancés par le procureur. « On ne peut pas, dit-il, spéculer sur les éléments de preuves qui n’ont pas encore été établis et qui n’ont pas encore été exposés en cour. »

Interrogé à savoir si les cas précédents de policiers accusés au criminel par l’UES pourrait nous éclairer sur le résultat probable du procès, il affirme qu’il n’y a pas suffisamment de cas pour en tirer des conclusions. « Lorsque les cas sont si peu nombreux, c’est difficile d’établir une tendance générale, » explique-t-il.

L’UES a été établi en 1990 par le gouvernement de l’Ontario à la suite des recommandations d’une enquête sur les relations entre les communautés racisées et la police. Mais dans un billet publié dans Maclean’s, le journaliste Andray Domise a souligné que dans la seule année de 2014-2015, 94,9 % des officiers mis sous enquête par l’UES ont été blanchis sans accusations criminelles.

Après l’inculpation de l’agent Montsion, M. Domise a expliqué dans un essai Twitter que, pour lui, le véritable mesure de la justice dans l’affaire Abdirahman Abdi n’est pas seulement le de l’agent qui l’aurait tué, mais la sécurité personnelle des membres des communautés racisées. « Aucun d’entre nous ne devrait avoir peur pour sa vie ou pour sa sécurité corporelle lorsqu’on interagit avec la police. Mais nous n’y sommes pas encore parvenus, » a-t-il décrié.

Qu’est-ce que ça veut dire, « Ottawa ville bilingue »?

 

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Crédit photo: Edward Roué

Depuis plusieurs années, les militants de la communauté franco-ontarienne mènent une campagne pour le bilinguisme officiel à la Ville d’Ottawa. Le Mouvement pour une capitale du Canada officiellement bilingue a déjà presque trois ans. Mais malgré une élection municipale et plusieurs années de lutte, le gouvernement municipal ne semble manifester aucun intérêt. Qu’est-ce qui explique cet immobilisme?

Ajà Besler, la présidente de l’Association des communautés francophones d’Ottawa, croit que la méconnaissance du dossier par le grand public est le plus grand obstacle à la campagne. « Quand on entend dire bilinguisme, il y a un réflexe d’aller dans le défensif. “Oh, ça veut dire la perte de jobs, ça veut dire que si je suis unilingue je ne vais pas être capable d’accéder aux bons postes” », raconte-t-elle en guise d’illustration.

Alors justement, qu’est-ce que ça veut dire, faire d’Ottawa une ville bilingue? Selon Linda Cardinal, titulaire de la Chaire de recherche sur la francophonie et les politiques publiques à l’Université d’Ottawa et membre du Mouvement pour une capitale du Canada officiellement bilingue, ce ne serait pas un changement radical.

« C’est une façon de favoriser la progression et l’égalité du français et de l’anglais de manière tout à fait progressive, sans chercher à trop bousculer les pratiques de la province », explique-t-elle. « Ça ne remet en rien en question le caractère anglophone de l’Ontario. Au contraire, ça protège l’anglais parce que ça fait aussi de l’anglais une langue officielle. »

La Loi de 1999 sur la ville d’Ottawa, le statut constitutif adopté par la province, prévoit déjà à son article 11.1 que « La cité adopte un politique traitant de l’utilisation du français et de l’anglais dans la totalité ou certaines parties de son administration et dans la fourniture de la totalité ou de certains de ses services municipaux ». Mais la Dre Cardinal croit que la politique sur le bilinguisme devrait être élevée en règlement pour assurer son application.

Selon elle, le statu quo laisse trop de latitude au maire pour ignorer la politique de bilinguisme quand elle ne lui convient pas. Par exemple, quand il demande au conseil d’adopter une règle d’exception à la politique quand il embauche des cadres supérieurs. « Ça fait trois fois qu’il fait ça en l’espace de quelques mois », souligne-t-elle. « Ça met la communauté francophone dans une situation de perte de confiance dans sa politique. »

Une présidente à cheval entre le renouveau et l’histoire

 

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Ajà Besler, présidente de l’Association des communautés francophones d’Ottawa. Crédit photo: Edward Roué.

À son élection comme présidente de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO), plusieurs commentateurs ont souligné la jeunesse d’Ajà Besler. Accompagnée par un conseil d’administration dont la majorité des membres sont à leur premier mandat, elle veut faire souffler un « vent de fraîcheur » sur l’organisme.

En entrevue dans un Bridgehead bondé du centre-ville, Mme Besler affirme qu’il faut revoir les façons de faire de l’organisme avec « de nouveaux yeux. » Elle veut remettre en question « les vieilles traditions qui n’ont plus d’utilité ou qui n’ont plus de valeur », tout en préservant « celles qui ont encore une raison d’être puis qui ont encore un impact. »

Parmi les projets qui la passionnent, elle mentionne sa volonté d’organiser des forums publics pour solliciter les avis de la communauté qu’elle représente. « C’est dur d’être la voix ou le visage d’une communauté si t’as pas de moyens de savoir c’est quoi les enjeux prioritaires de cette communauté », dit-elle.

Mais si Mme Besler propose un programme orienté vers l’avenir, elle puise son inspiration et même son identité dans la longue histoire de la lutte franco-ontarienne. Pour elle, « l’histoire de l’Ontario français, c’est pas une histoire de généalogie, c’est pas une histoire de familles, c’est une histoire de combat. »

Née en Alberta, elle a grandi à Sarnia dans le sud-ouest de l’Ontario. Elle a développé son sentiment d’appartenance à l’Ontario français en s’impliquant auprès de divers organismes francophones. « La FESFO et d’autres organismes ont fait une place pour moi au sein de l’organisme, au sein de la communauté, puis ils m’ont accueilli », raconte-t-elle.

Avant de se joindre à l’ACFO, Mme Besler a travaillé à l’Assemblée de la francophone de l’Ontario, notamment dans le cadre des célébrations du 400e anniversaire de l’Ontario français. Pour ce compte, elle a produit des capsules historiques pour la campagne des 400 jours du 400e. « Moi qui pensais déjà que je connaissais toutes sortes d’histoires, j’en ai appris encore plus puis j’ai découvert de nouveaux personnages », explique-t-elle.

Interrogée à savoir quel personnage historique franco-ontarien l’a le plus inspiré, elle cite l’exemple d’Annie Powers, médecine francophone de l’Hôpital Montfort. « Des fois, les héros de nos communautés, c’est pas nécessairement ceux qui sont sur des affiches », fait-elle valoir, « des fois c’est les gens qui travaillent pour améliorer juste la vie des gens de leur communauté. »

Review: Eye in the Sky

People, people! Go see Eye in the Sky! Oh, what’s that? You’ve literally never even heard that title before? Well friend, that is a problem! A problem grave enough, in fact, that I have decided to try my hand at film criticism for the first time in almost two years. You see, Eye in the Sky is a drone war thriller starring Alan Rickman, Helen Mirren, Aaron Paul and Barkhad Abdi, and it’s really really good! It’s so good that I want you to see it even – or perhaps especially – if you don’t know much about the worldwide drone war being waged by the United States and its allies.

This war, which has been going on for more than a decade and claimed thousands of lives, has been crying out for a movie in the style of Zero Dark Thirty to capture the inherently cinematic tension of tracking a target beyond the reach of conventional security forces and wrestling with the moral weight of dropping 100 pounds of fiery, metallic death on them far from any recognized field of battle. If I may be so bold, I would suggest that Eye in the Sky, with its nail-biting action and its smart screenwriting, is just such a movie.

Now, naturally, the comparison to Kathryn Bigelow’s last film, with its controversial depiction of torture, raises the question of Eye in the Sky’s politics. The movie is definitely not a radical critique of the drone war in the vein of last year’s Good Kill, but it doesn’t completely whitewash it either. While the film is definitely open to criticism (for instance, the scenario it depicts, while plausible, arguably elides the reality that most drone strikes occur far from major population centers), it at least presents a compelling starting point for further discussion.

Indeed, that is exactly why I think this movie should draw a much larger audience than it has thus far. From the first strikes launched under George W. Bush to the air raid which killed an incredible 150 alleged militants in Somalia just over a month ago, the drone war may be the least-debated military campaign in living memory. In this context, Eye in the Sky not only makes for an hour and 42 minutes of riveting entertainment, but also an excellent point of reference in the debate over where we should draw the line between unconventional warfare and war crimes.

My Top 10 Movies of 2015

So, right off the bat, yes, I know it’s a little weird to be posting my list of the Top 10 Movies of 2015 when we’re already almost two months (and one or two decent movies) into 2016. It started out I was waiting to see The Revenant before writing this post, but then the winter semester started and…well, procrastination begat procrastination. But now The Oscars are happening, so I figure it’s is as good a time as any to get my thoughts down in writing while I’ve still got a news hook to hang them on.

Also, if you’re one of those remarkable people who both read this blog and listen to my friend Carter’s podcast (to which I am a regular contributor), you might notice my Top 10 has changed slightly since I shared it in spoken form back in December. In all honesty, that is in large part under the influence of #OscarsSoWhite and the movement it galvanized, which have forced me to re-examine some of my own subconscious biases and to re-evaluate the meaning and importance of certain movies I had previously left out.

Before we get into it, though, I’ll just run through the usual disclaimer: this list is based on films from 2015 that I personally have seen. I like to think it’s reasonably representative, but I’ll leave that up to your judgment. And of course, film criticism being the subjective field it is, this list may change over time – as indeed it already has. Now, with all that said:

Honourable Mention – Turbo Kid: For the first time in the admittedly short history of my Top 10s, there was one movie this year which wasn’t quite « good » enough in the classical sense to beat out the films on the list below, but was just so delightful (and, honestly, Canadian) that I have to mention it: Turbo Kid. Made by a group of Quebec filmmakers, the film tells the story of a lone, unnamed boy obsessed with superhero comics who must learn to become his own hero and defeat the evil post-apocalyptic tyrant Zeus. The whole thing is, of course, one giant wink at the camera, but it has enough enthusiasm for its deliberately retro affectation and enough heart in its characters and story that the end result is a real bloodsoaked treat.

10) Cop Car: Hey, so Kevin Bacon was in a really good movie this year! He plays a cop and everything…but it’s not Black Mass. In Cop Car, it’s Bacon who plays a corrupt sheriff whose nebulous but clearly illicit racket is disrupted when two young boys (strongly implied to be runaways) steal his cruiser to go joyriding. The movie starts out as an almost Linklater-esque story of broadly innocent boyhood and gradually but inexorably morphs into a tense thriller with clear influences from the Western genre. All along the way, it does a compelling job of putting the audience in the headspace of a pair of kids swept up in a world of violence they demonstrably do not understand – and may or may not survive.

9) Dope: Come to think of it, Dope actually has a pretty similar set up to Cop Car in some ways: circumstances conspire to place a small group of kids (in this case, three high school students from « The Bottoms » in Inglewood, California) in possession of an item (a supply of ecstasy) of vital importance to a criminal enterprise (a street gang run by A$AP Rocky as drug dealer Dom) desperate to get it back. But beyond that, beyond the comedy and the excellent cast fronted by instant movie star Shameik Moore, Dope has something to say. It blurs the lines between established institutions and illicit enterprise and forces us to question them – and ultimately, the degree to which they are shaped by racist biases.

8) Ex Machina: So you may have heard this movie described as a love story between a young man and an artificially intelligent robot, but that is utterly underselling it. The plot of this film is a mind-bending game of three-dimensional chess between a hyper-millennial tech billionaire played by Oscar Isaac, his demure employee played by Domhnall Gleeson and the AI he has notionally been summoned to perform a Turing test on, played by Alicia Vikander. It takes the by-now familiar set of philosophical questions associated with artificial intelligence and adds a fascinating angle by introducing gender, sexuality and power into the mix, with results that are both thrilling and thought-provoking.

7) The Look of Silence: A companion piece to 2012’s The Act of Killing, this documentary once again tackles the Indonesian Genocide of 1965-66 from a new angle. Whereas the previous film gave one of the génocidaires a chance to re-enact his glorified killings, slowly awakening in him a sense of guilt in a « catch the conscience of the king » kind of way, The Look of Silence is much more direct. An optician whose brother was killed by the death squads goes around confronting those responsible under the pretense of giving them eye exams. The film suffers a little to the extent that it doesn’t have quite the same forward momentum as its predecessor, but it feels more raw and political and remains a bracing experience to watch.

6) Far from the Madding Crowd: Alright, here’s where we start getting in to the movies that really gave me the feels. Starring Carey Mulligan and three European actors of varying levels of hunkiness, this movie tells the proto-feminist story of Bathsheba Everdene, a young English woman who inherits a farm from an uncle and finds herself thrust into the thoroughly patriarchal world of the British landowning classes. I could tell you about how great the acting is or the truly beautiful cinematography, but I think the best part of this film is that it manages a love triangle (er…parallelogram?) in which no character feels like an obvious third wheel and we are forced to ask ourselves: what truly matters in love and romance?

5) Slow West: Yeah, so, I feel like I may have been the only person to see this movie, but HOLY CRAP IT WAS GOOD! I mean, Michael Fassbender as a badass gunslinger! Congolese dudes singing by the side of the road! Some bizarre, anachronistic metaphor for colonialism involving the Moon (which I’m pretty sure was actually in this movie and not just something I dreamed)! Fundamentally, this a fairly classical Western about a naïve newcomer to « the frontier » seeking his lost love, but it has just enough interesting ideas and scenes (see above) to stay refreshing, some good old-fashioned gunfighting, and an ending that raises fascinating questions about the way we project our desires onto to the people we love.

4) Inside Out: So, I shouldn’t have to explain this one. Young girl, anthropomorphized emotions, moving to a new city, childhood depression, all the feels, right? In fact, you’ve probably already seen this one, so I don’t even have to tell you about the hilarious jokes, the clever world-building in Riley’s brain and the successful tugging of your heartstrings. But for me, what makes this film great and not just really good is that I left it feeling like I’d learned something about myself. As someone who has struggled with…well, probably not clinical depression, but certainly recurring bouts of intense sadness, the payoff at the end of Sadness’ character arc felt cathartic for me in a deeply personal way I have yet to forget.

3) Sicario: There is one thing that Denis Villeneuve does and he does it unbelievably well: he makes thrillers assembled with living genius levels of craftsmanship that drive relentlessly through piles of tension, sharp dialogue and social commentary on the way to a world-changing dénouement that leaves you walking out of the theatre unable to get them out of your mind. Today’s subject is the War on Drugs along the U.S.-Mexico border (prominently featuring Ciudad Juarez). Today’s cast includes Emily Blunt as a smart young FBI agent, Josh Brolin as her Mephistophelean superior and Benicio del Toro as an even more enigmatic character whose unfolding story will give you a salvific punch in the gut.

2) It Follows: Look, in any other year where an epoch-making movie of the calibre of my #1 pick had not been released, this would easily have been my favourite: an indie horror film which mixes a stunning level of naturalism with some truly inventive high-concept horror. In the most basic terms, this is a movie about an unknowable, malevolent being whose deadly attention passes from one person to another like a sexually transmitted infection (literally). But beyond the cool, incredibly well-executed horror premise, what really got under my skin about this film was the setting and the characters: never before have I seen a more authentic depiction of teenage life in the suburbs committed to film. Seriously.

1) Mad Max: Fury Road: I…I mean, do I even have to keep writing? WITNESS ME! Who killed the world? The Doof Warrior! And above all, above everything and everyone, Imperator Furiosa, the coolest character in the history of human storytelling (I mean, unless they find more fragments of the Epic of Gilgamesh which introduce another all-slaying badass who redefines the term « strong female character »). The George Miller that made The Road Warrior is back and in his infinite charity he has seen fit to give us the best action movie of the new millenium with jaw-dropping practical effects, an utterly engrossing and effortlessly-built world, some truly gorgeous cinematography and Charlize Theron and Tom Hardy kicking ass.

Une mise à jour

Ça fait longtemps que je n’ai rien publié ici! En fait, depuis un peu plus d’un an j’ai pris la décision de me concentrer plus sur mes études, aux dépens d’activités comme la rédaction de ce blogue. Pendant ce temps, mes efforts ont abouti à plusieurs reportages étudiants que j’aimerais partager avec vous.

D’abord, vers la fin de 2014, j’ai réalisé le reportage « Le converti », qui a été couronné du premier prix à la Soirée des reportages vidéastes du collège La Cité. Il s’agit de l’histoire d’Henrik Vierula, un jeune homme qui s’est converti à l’Islam et a accepté de partager son parcours avec moi:

Ensuite, lors de la session d’hiver 2015, on a enfin commencé à produire des reportages en un jour, comme dans les vraies stations télé. Parmi les topos que j’ai réalisés, j’aimerais tout particulièrement partager celui sur Shawenjeagamik, un centre de jour pour les itinérants autochtones qui a été menacé de fermeture (mais qui a plus tard rouvert ses portes avec l’aide de la communauté):

Enfin, lors de la semaine du 9 au 13 mars 2015, notre classe a collaboré pour présenter une semaine de bulletins télé quotidiens. Chacun d’entre nous a eu l’occasion de remplir plusieurs fonctions. Pour ma part, j’ai tout d’abord fait un reportage sur le Comité de l’environnement de la Chambre des communes (qui commence à 16:37 dans la vidéo ci-dessous):

J’ai également fait une converse sur le sort du blogueur dissident saoudien, Raif Badawi (qui commence à 19:01):

Mais le rôle qui m’a valu le plus de temps à l’antenne a été celui de lecteur des nouvelles nationales et internationales (segment qui commence à 13:55):

Depuis, j’ai aussi fait un stage à l’hebdomadaire l’Express ici à Ottawa, pour lequel j’ai aussi écrit plusieurs articles en tant que pigiste. Enfin, je poursuis actuellement mes études à l’Université d’Ottawa, où je viens de finir ma première session.

Voilà alors un aperçu ce que j’ai fait depuis la publication de ma dernière critique. J’espère que ça vous a intéressé, et j’espère que j’aurai d’autres nouvelles tout aussi intéressantes à partager avec vous à l’avenir.